jeudi 15 novembre 2007

Je te vois

Les wagons ont toujours l'air plus long la nuit. Bien campé dans un de ses coins je te regarde. Dans le jour tu ne t'en rends même pas compte. Je suis parfois directement sous ton nez. Un certain malaise s'installe, un regard pèse sur toi. C'est comme un sixième sens. Tu le sens, tu tournes les yeux et soudainement, on détourne le regard. Tout cela est confus, peut-être le voyeur balayait-il de ses yeux la faunes humaines du tram. Peut-être aussi qu'à ce moment précis, c'était moi. Et moi, je sais ce que je fais. Je te regarde toi.

Dans le jours, on ne s'en rend pas compte. Il y a un doute, trop gros pour éveiller les soupçons. C'est plus facile la nuit.

Seule ensemble. Tu es complètement absorbée par ta musique. Je suis complètement absorbé par toi.

lundi 30 juillet 2007

Le manipulateur

Me revoilà, après plusieurs semaines de silence je refais surface. Je dois vous avouer que mes recherches prennent beaucoup d'énergie. Effectivement, le mystère que j'ai entrepris d'élucider pour vous m'occupe à temps plein depuis plus de deux mois.

Je ne reviendrai pas sur les prémisses, vous avez pleinement accès au log de mes réflexions. Alors voilà, je suis de retour, et croyez moi ça en valait la peine!

Super héros - L'enquête interdite - Jours 64

Je me trouve bien chanceux d'habiter Montréal. Car bien malgré moi, je crois résider à quelques mètres d'un bassin où même Darwin serait jaloux. Vous me direz que j'exagère, si peu je vous dirai, si peu...

Mardi dernier, après plus de 12 jours d'une canicule record, canicule ayant suivi un période de froid record. Ces multiples records météorologiques sont impressionnants. Au Québec, la météo est LE sujet brise-glace par excellence. Tout malaise peut être littéralement réduit à néant grâce à la météo. Que ce soit une femme d'une beauté exceptionnelle, le pape, ou un gars légèrement accroupi se faisant aller la main dans son imper en vous regardant d'un air de "mmmmmh t'es à croquer mon petit!", rien ne peut résister à un "Ouais ben y fait chaud en tabarouette aujourd'hui!" ou encore "Criss qu'on s'les gèlent à soir !"

Enfin, comme je disais, mardi dernier, après 12 jours de canicule record, on fracasse encore une fois tous les records de température et d'humidité pour la période 34 degré Celsius avec un humidex de 54 !!! Étouffant, qualité de l'air "mauvaise", pas de vent, la merde quoi...

Je marche une 30aine de minutes vers ma station de métro, je suis en nage et la journée ne fait que commencer. C'est la période estivale, les vacances, les services réduits. Les gars comme moi qui travaillent pendant cette période croient se la couler douce mais en fait c'est nous qui faisons vivre la métropole pendant cette période... lourde tâche!

J'amorce la descente vers le train, quelques 300 marches qui me font réaliser que l'enfer n'a pas besoin d'indication... c'est en bas! Le service étant réduit, les quelques 12000 personnes à l'heure sont rassembler dans 4 fois moins de train. C'est la foule sur les quais, j'enrage, je ne peux pas croire que je vais être debout par une température pareil.

Je décide donc de me diriger vers le bout du train, mon expérience m'indique que la paresse humaine aura vaincu la majorité des gens ici et l'avant du train doit être bien moins achalandé. Plus j'avance, plus je sens la présence d'un être occulte. Les discussions se font plus sourdes, comme si les gens écoutaient le silence. J'avance doucement, prudemment, je croise des regards livides. Quelqu'un ou quelque chose occupe l'esprit des gens qui attendent ici et pourtant je n'entend rien.

Je regarde au loin, afin de voir si je ne verrais pas un individus d'un allure suspect. Rien. Et pourtant, j'avais raison, l'avant du quai semble moins chargé. S'il y avait quelqu'un de particulier je le verrais.

Plus que quelques mètres et j'y serai, mais le mystère s'épaissit. Les gens sont littéralement obnubilé par le silence. Certains fixent le vide, d'autres marmonnent doucement à un compagnon imaginaire. C'est à n'y rien comprendre.

Le train arrive, le bon côté est que je n'aurai pas vu le temps passé avec cela. Je prendrai donc place dans le tout premier wagon, quel chance, plusieurs placent se libèrent. Je me trouve un banc, bien beau, bien propre. Quel confort, quel chance! J'ouvre mon sac, sort mon bouquin, mon iPod et en plaçant les écouteurs sur ma tête mon regard se pose sur le reste du wagon...

Fallait bien se faire du mouron, le wagon est vide, nous ne sommes que 5. C'est tout de même dur à croire, les vacances n'ont pas commencés ce matin pourtant. Allons, on ne va tout de même pas se plaindre la bouc... mais que se passe-t-il? Par la fenêtre je vois les autres wagons, totalement bondés. C'est l'anarchie, les gens se poussent pour avoir une place, certains se lancent dans le tas afin de s'assurer une place dans ce wagon. Mais pourquoi, je me sens en première classe avec vue sur l'économique. Je baisse le regard, un peu par gêne puis réalise que les portes ne sont pas encore fermées, les gens peuvent encore choisir la première cla... euh, le même wagon que moi... et non.

Je fais signe, montre l'espace, mais on me regarde comme si j'étais derrière un verre fumé. Je n'existe pas. C'est à ce moment ou je réalise que l'être occulte est toujours là. C'est lui qui provoque ce chaos. Il veut s'assurer un voyage paisible. Je n'arrive pas à le localiser, il ne doit pas porter son costume, j'avoue que le matin, les collants et les capes, c'est un peu dur sur la rétine. Serais-je enfin en présence d'un vrai super héros? Pourrais-je enfin élucider ce mystère si bien gardé?

Le train démarre, je témoigne une scène qui tire sur le ridicule, moi seul ici et eux... eux... si nombreux. Le silence sur les quais se poursuit, il doit maintenir le lien psychique tout le long du trajet. Le silence est quasiment dérangeant. Je commence à me sentir mal. Il fait drôlement chaud. Habituellement, la température diminue quand le train avance. Mais là ça ne fait qu'augmenter depuis la fermeture des portes. Serait-il entrain de me manipuler aussi, il réalise que son emprise n'était pas assez forte pour mon cerveau il se concentre sur moi afin qu'à la prochaine station j'aille me joindre aux autres sardines. Ma barrière est si forte qu'il doit user de toutes ses forces. Et voilà que la température ne s'améliore pas. Je commence à être tout trempé.

On approche de la station, les portes s'ouvrent et PFFFFFFFFF on entend l'air pénétrer. En regardant sur le côté je vois un écriteau : ".egasu'd sroh noitalitneV !noitnettA" Je sors doucement la tête pour lire à l'endroit... mon grand cerveau supérieur comprend enfin!

Encore un échec pour le grand détective.




mardi 15 mai 2007

La femme invisible

Je suis du genre à avoir trippé sur les superhéros... ok je trip toujours, je ne sais pas pourquoi. Probablement pour donner l'espoir, le rêve, l'illusion, de posséder un certain contrôle sur... "ça". Cette vie, qui n'a de sens que par l'absence de celui-ci.

Commençons par s'entendre sur ce qu'est un superhéros. Pour vous, mes amis, j'ai pris sur moi de vous trouver une définition: type de héros que l'on retrouve principalement dans les comics (les bandes dessinées américaines).

Le super-héros a trois particularités principales :
  • Il possède des capacités extraordinaires communément appelées super-pouvoirs.
  • Il porte un costume distinctif, le plus souvent collant au corps avec des couleurs vives.
  • Il possède une double identité : celle d'une personne normale, et celle de super-héros, secrète.
Habituellement il est de forme humanoïde bien que certains soient animaux, robotisés, voire même végétaux.

Pas évident de rencontrer tous ces critères. Je m'engage dès aujourd'hui en vous en débusqué quelques spécimens.

SUPERHEROS - L'enquête interdite - Jour 1

C'est lundi où j'ai commencer à observer. Habituellement, je ne fais que "regarder", là, je vous observe... c'est à dire je vous fixe du regard jusqu'à ce que vous vous demandiez "mais que me veut ce retardé...".

Hier matin, deuxième station. À force de pression syndicale dans le service d'entretien des métros, le service ralenti... ralenti... r-a-l-e-n-t-i... dès 7h30, on est entassé de façon complètement inhumaine. Et n'allez pas croire que j'exagère, ça pu un humain... même à cette heure là. Et là, ça pu terriblement. Tellement que ça goûte!

Comme je disais, je vous observe attentivement, vous, môsieur qui êtes assis sur votre banc princier. Moi je suis le d'sous de bras avec des yeux dans le coin du wagon. Je suis cette paire de pupilles que vous croyiez percevoir à travers cette forêt pubienne. C'est moi. Je ne sais trop ce que vous lisez comme journal, mais vous êtes attentif. Lançant de temps à autres de petits regard furtifs aux alentours.

Soudain, vous voilà complètement obnubilé par un passage qui, ma foi, doit être des plus passionnant. Le journal vous engouffre doucement. Peu à peu vous disparaissez, je ne vois plus que le dessus de votre tête. À cette distance, vous allez avoir le nez gris tant le papier vous presse contre le visage. Les épaules voûtées, le cou brisé, le corps complètement recroquevillé.

Mais que se passe-t-il?

C'est alors que je l'apperçois! Elle est là, majestueuse, elle se tient debout à quelques pas de moi. La femme invisible! Je peux la voir, quelques instants seulement, car son pouvoir reprend le dessus et elle repart dans le néant. Je théorise alors que la quantité de monde influence la puissance de son pouvoir. Plus il y a de yeux, plus l'énergie nécessaire est grande. Elle doit donc choisir qui peut la voir et qui ne peut pas. C'est en brossant la populace des yeux que je réalise que les gens assis (a.k.a les sciants) sont tous massivement touché par son pouvoir. Les Sciands ne peuvent pas la voir. Mieux, ils sentent la puissance de son pouvoir et sont litéralement écrasés par celui-ci. Tous ont les symptômes de mon lecteur de journal. Le cou brisé, la tête tombante, les yeux lourds fixant le sol sans jamais les relever. Le cul bien rivé à leur siège, ils perdent tout contact avec les non-sciands autours d'eux.

Je reviens à la femme invisible. Je la revois! Elle est là, majestueuse, elle se tient debout à quelques pas de moi. Le dos bien droit, la tête haute, fière elle se tient tant bien que mal à la poignée du mur. Le train freine brusquement, elle pivote sur un pied légèrement et je la vois de profil. C'est là que je comprend tout. Comme la source du pouvoir de superman, le kryptonite, la femme invisible puise également ses forces d'une source bien particulière. Je ferme les yeux brièvement pour refreiner ma jalousie montante puis reviens à elle une dernière fois avant qu'elle ne disparaisse encore...

Si mon oeil ne me trompe pas, sa source de pouvoir doit en être à son 6 ou 7e mois de gestation...

Je quitte le train. Déçu. Elle portait une jupe noire pas moulante dutout. La règle 2 n'est pas rencontrée...

Fin du jour 1.

dimanche 15 avril 2007

Égoïsme ?

J'en ai marre...

À peine 72 heures que j'ai changé de bureau. Changé de bâtisse. Changé de station(!)...

Ma station, car c'était la mienne, le matin, j'étais l'un des derniers sorti et le soir le premier entré. Vous me demanderiez ce que cela peut bien faire? Toute la différence que je vous réponderais!

Une station détermine si je serai assis ou pas... bon bon vous me direz que ce n'est rien. Mais c'est 35 minutes soir et matin. Et là, je suis toujours debout et j'en ai marre. Tout le monde entre à mon ancienne station. Maintenant ils se marrent. Ils se foutent de ma gueule comme je le faisais quand j'étais à leur place.

J'ai eu un moment de vengeance savoureux. Mmmmh. Laissez-moi vous racontez comme c'est bon!

Le wagon est bondé. Litéralement bondé, j'ai l'aisselle d'un moron dans le visage. Le cul d'un mec contre le mien. Le sac à dos d'un ado contre l'autre flanc et la main poisseuse d'une femme se collant à la mienne parce qu'elle se tient à un centimètre au dessus de ma propre main sur la "pôle de danseuse" au centre du wagon.

Je suis certain que vous me suivez totalement sauf pour la main... qu'est-ce que ça peut bien te foutre que sa main soit là? Elle te touche pas. C'est vrai. Mais j'ai bien dit "poisseuse" car elle glisse à toutes les 30 secondes et c'est le contact. ALORS!? Puis-je ne pas vouloir de ça non plus?

Mais ça c'est monnaie courante, je me plains un peu là, mais on s'habitue à la populace. Mais ce jour là, la petite dame décide de se maquiller en plus. Quel spectacle, j'arrive même pas à me moucher sans me beurrer la face de morve alors comment fera-t-elle pour se dessiner une face??

Au départ du train, elle se tient bien... glisse un peu me touche et hop! Lâche tout et commence l'oeuvre. On commence par le tour des lèvres au crayon. Pas si pire, elle est douée. Ce n'est pas sa première toile en mouvement. Devant public en plus, car je ne suis pas le seul à trouver la scène palpitante, un espèce d'extra-terrestre mâle sied sur son banc en la fixant d'un oeil vitreux.

Je dis mâle, mais cela ne suffit pas. Il doit avoir 16 ans, peser quelques 90 kilos, grand, mais bon, 90 kilos ça fait quand même une bonne paire de lolo à son homme. Il est assis les pieds à distance d'épaule, mais les genoux biens collés (comment on fait ça physiologiquement? où vont les testicules?). Il porte des bottes d'armée bien cirées. Des jeans trop court. Un T-Shirt blanc trop mince une veste de jeans. Jusqu'à maintenant, ça cloche pas hein? Ses cheveux sont teints noir. Du gel les maintiennent en position "tout croche". Il porte une boucle à l'oreille... un coeur rose. Il porte du fare à paupière... du rouge à lèvre bourgogne et sur ses genoux un sac à dos bleu marin avec un petit chat rose Pink Pussy Cat! Toujours votre premier choix comme petit copain dépuceleur de votre petite Clitorine.

Je juge pas là... je fais juste décrire le clown qui m'accompagne dans mon visionnement matinal d'une dame en plein crayonnage.

Le train prend de la vitesse, c'est fou parfois, on dirait qu'il va plus vite que d'habitude, comme à ce moment là.

Sixième sens. Ça va freiner raide, prépare toi à attraper la main de la dame.

Réaction. Rien. C'est pas fiable un sixième sens... je le sais.

BANG!
Le train freine brusquement! Imaginez 80 km/h à ZÉRO d'un coup et c'est pas mal ça qu'on vit. Même en cas d'accident (suicide sur les voies) ils freinent plus graduel que ça. Là c'est vraiment le mur!

La dame part d'un coup sec, mais pour moi c'est comme au ralenti, j'ai l'impression que je pourrais faire quelque chose. Mais j'hésite une seconde de trop. Et elle s'envole litéralement, atterissant litéralement sur le lieutenant Blanche-Neige!

Le train repart, tout le monde se ressaisit et BANG encore la même chose et, croyez le ou non, Picasso redécolle de plus belle! Et moi?... ben rien! Le titre c'est "égoïsme", pas "héroïsme". On se ressaisit, on repart et bump une petite bosse sur la voix, très normal, mais on peut voir que la petite dame est stressée à mort, les yeux grands ouverts, les doigts crispés qui ne glissent pas du tout. On finira l'oeuvre au bureau ce matin.

On repart et BANG encore, mais là on a apprit, tout le monde est bien accroché! Ding! "Attention à tous les voyageurs, tenez vous bien (non? pas vrai!) Un dérèglement du pilotage automatique fait freiner le train tout seul et sans raison (aaah c'est donc ça ce léger désagrément)" Je regarde la dame au même instant, elle a le regard effaré, et moi je pouffe d'un rire débile, ça a fait ma journée!

À la vôtre!

vendredi 16 mars 2007

Dialogue

Il y a toujours un espèce de scellant noir autour des fenêtres de métro. C'est vraiment le seul élément "mou" dans ces véhicules de stainless et de polymère. Étant mou, c'est probablement le seul endroit où colle des trucs non-identifiables.

-Pssst!
-Quoi?
-Tu fais quoi là? T'as remarqué qu'il te regarde?
-Ouais j'ai vu, mais j'essais de pas lui montrer, c'est le contact visuel qui me démasquera.
-Ah bon, je comprend.

C'est Julien que je vois là. Il fait l'indépendant. Mais je l'ai repéré, ah ça oui! Il est avec Léon. Par contre, Léon est plus doué pour la cachette. Il est planqué derrière une vieille gomme mâché.

Julien, c'est un rigolo. Il n'a pas vraiment de raison d'en vouloir à personne, mais malgré tout il se méfit. On s'est rencontré il y a quelques secondes, mais pour lui ça fait des années qu'il me connait. Oh oui! Il m'a reconnu à l'instant, des "comme moi" il en a vue toute sa vie. "On me la fait pas!" comme il dit. J'aurais beau lui expliquer qu'il comprendrait pas.

Ah tiens voilà Gudule! Elle est jolie celle là, c'est là qu'on... eh voilà! Je le savais bien qu'il lui ferait pas son petit jeu devant elle. Beaucoup trop fier.

Gudule, elle, c'est les grafitis dans les vitres son truc. Elle s'y installe et essait de déchiffrer. Tout un talent, en près d'une minute elle reconnait la lettre et si le métro vibrait pas autant elle pourrait se déplacer d'une lettre à l'autre et reconnaître le mot complet.

...

Aujourd'hui j'ai oublié mon bouquin à la maison... c'est long 15 stations.

mercredi 14 mars 2007

ZOOM IN EXTREME !!!

Le concept du "zoom" est très récent. Disons que mis à part le microscope, le téléscope et l'appareil photo utilisant "l'agrandissement", il n'y avait pas vraiment d'autres façons d'obtenir en très grand, le format "nature".

Par exemple, Google offre une utilisation assez fantastique du Zoom sur notre chère Terre. Ainsi, on peut observer jusqu'à quelques mètres du sol, à peu près n'importe où sur Terre. La descente peut se faire de façon graduelle, mais on peut aussi se rendre rapidement au point le plus détaillé en un seul "clic"!

Un bon jeu (de "geek" oui! Je vous avouerai qu'en jouant à ce jeu, j'ai une envie profonde de me lancer dans de vilains jeux de bières assez tordu...) consiste en faire tourner cette bonne vieille Planète sur elle-même à partir de Google Earth . Ensuite, on demande le "zoom" le plus puissant. Le but du jeu est de tenter de deviner où on se trouve sans monter trop haut dans les airs... CA-PO-TÉ !

Je quittais la station Champ de Mars en ce bel après-midi un peu chaud. J'étais assis bien tranquille avec mon bouquin alors que s'entassaient ces masses d'humains.

"... page 254

Jordan fixait la porte entrouverte de sa chambre. Impossible de distinguer une forme, la pièce était plongée dans une noirceur impénétrable mais elle pouvait sentir une présence inconnue.

Elle s'approcha avec courag..." (!)

Mais que se passe-t-il, mon visage est totalement obstrué. J'ai peine à respirer! Tout est trop près, je n'arrive pas à voir ce qui vient de s'appuyer contre moi ainsi. Je tente de reculer, juste assez pour apercevoir le derrière énorme d'un individus ayant décider d'élire mon visage comme appui pour son gros corps.

Mon livre est dans ma main et ma main entre ses jambes et je ne réussirai à les récupérer que si Bibadom migrait vers un autre espace.

Il y a une différence entre être près des gens parce que le wagon est plein et ma situation qui frise la fusion rectofacial.

Ne sachant trop comment réagir, je me déplace un peu, histoire de lui faire sentir que je suis là. Mon mouvement a dû avoir autant d'impact qu'une lampe de poche en temps de chauffe! (whoa! Ceux qui la comprennent viennent d'obtenir une passe gratuite dans le royaume des "insides" débiles!)

Après deux ou trois mouvements infructueux, je la (parce que c'est une "elle", je le sais, c'est sûr! Il n'y a qu'une femme pour s'encombrer d'un J-String dans des conditions pareils! "Mais comment fais-tu?" Vous demandez-vous. Eh bien mon dîner consistait en une viande plutôt filamenteuse et j'en avais, encore quelques morceaux entre les dents. Après ma rencontre avec cette proximité extrême, mes dents sont merveilleusement propres. Merci J-String!) pousse littéralement. Sans effet. zoom out ! Zoom OUT ! ZOOM OUT ! Non, ça ne marche pas!

Heureusement, l'éclipse fait toujours place à une belle journée ensoleillée, j'ai été libéré à quelques stations de ma destination.

Ma copine trouve que j'ai mauvais haleine...

samedi 24 février 2007

C'est moi !

Bonjour, c'est aujourd'hui qu'on découvre le pot aux roses! On passe à la confesse, on saura qui est le responsable!

Depuis 3-4 mois je sévis à votre grand désespoir. Vous circulez fréquemment sur la ligne Orange? Le matin et le soir? Vous avez sûrement déjà été ma victime... Vous savez quand le train arrête brusquemment dès son démarrage, ça n'a rien à voir avec la désuétude du matériel. Ça n'a rien à voir avec un chauffeur trop rapide sur la gachette ou un client trop lent et qui a le bras est prit dans la porte. Non, c'est ce que le responsable dans l'intercom nous dit: Un (maintenant veuillez, svp, suivre l'évolution de la description de l'individus à travers les communications du chauffeur avec les passagers): "-Une personne, un individu, une jeune personne, un jeune, un jeune imbécile, ... retient les portes du métro ouvertes."

Le conducteur nous demande, après cette rapide description de faire cesser l'individus. En d'autres mots, de le lancer sur les rails sans pitié.

Vous le cherchiez? De wagon en wagon vous vous disiez "Mais qui est ce con? Mais où est-il!!!"
Eh bien, me voilà! Grâce à moi le train s'arrête en panique et propulse tout le monde vers l'avant. Les enfants s'amusent, les personnes âgées s'on propulsées, les jeunes filles palpées par de bons samaritains pervers à la rescousse et les paresseux assis se disent "hmm si elle pouvait me tomber dessus!"

Tout ça c'est moi!

Ne suis-je pas fantastique!